Se connecter

Savoir & Culture

Politique

Sujet : Le grand remplacement : fantasme ou réalité ?
1
Metapedia
07 janvier 2019 à 16:05:16

En 2042, selon les projections, la population blanche non hispanique deviendra minoritaire aux États-Unis. En Europe, c'est dans la première partie du XXIIe siècle qu'une population métissée devrait surpasser les Blancs. Pour Eric Kaufmann, professeur à l'université londonienne Birkbeck College, ces bouleversements démographiques seront le fait majeur du XXIe siècle et auront des conséquences politiques turbulentes.

https://www.lepoint.fr/debats/le-declin-de-la-majorite-blanche-va-renforcer-les-populismes-06-01-2019-2283608_2.php

Je croyais que c'était un fantasme des chofas mais les médias semblent confirmer leurs théories, alors selon vous, c'est un fantasme ou une réalité ?

CHAT0N_BARBARE
07 janvier 2019 à 17:17:59

http://www.noelshack.com/2019-02-1-1546875890-proportion-immigre-extra-europeen-et-naissances-1999-2015.png http://www.noelshack.com/2019-02-1-1546875908-proportion-descendants-d-immigres-originaire-d-afrique-2007-2015.png

Le grand remplacement c'est une théorie qui dit que si les tendances récentes concernant le solde migratoire et naturel des immigrés extra-européens se maintiennent à un niveau similaire du niveau qui sont les leurs actuellement, les personnes de culture ou de race européenne seront minoritaires d'ici moins d'un siècle.

Cette théorie a de nombreuses limites, notamment celle de considérer qu'il existe une culture européenne alors que cet espace géographique connaît une diversité culturelle telle qu'elle rend suspect le concept même de culture européenne d'une part.
D'autre part, c'est considérer que toutes les personnes dont un ancêtre n'est pas d'une lignée totalement de "souche" européenne se voit réfuté la capacité même de partager le socle théorique de cette culture européenne.

Finalement, le fait le plus marquant reste celui qui consiste à observer de quelle manière se forme l'identité de l'altérité. En Europe, l'altérité se matérialise par l'immigration Africaine, les partisans de la théorie du grand remplacement ne dénoncent pas les migrations intra-européenne, ni spécialement l'immigration originaire d'Asie ou d'Amérique, mais bien plus spécifiquement l'immigration originaire d'Afrique et du Moyen-Orient. Les partisans du grand remplacement fondent généralement leur critique sur des arguments racialistes, car, comme je l'ai rapidement évoqué plus haut, les critiques fondées sur des arguments culturels sont moins robustes.
Or la comparaison devient très intéressante dès lors qu'on observe ce qu'il se passe aux États-Unis. En effet, le contient est majoritairement peuplé de descendants d'Européens, et aux États-Unis, je ne sais pas si les partisans du grand remplacement usent comme en Europe d'arguments racialistes, mais si tel est le cas, ça illustrerait tout à fait les limites de la vision racialiste des théoriciens européens du grand remplacement qui unifient le continent européens sous une seule race distincte de celle des Africains et des Arabes.

A mes yeux, cette observation valide la théorie d'Abdelmalek Sayad sur l'immigration:

L’État se pense lui même en pensant l'immigration.
L'immigration constitue comme la limite de ce qu'est l'État national. Il est comme dans la nature même de l'État de discriminer entre les « nationaux » qu'il reconnaît comme tels et en lesquels il se reconnaît aussi, comme eux-mêmes se reconnaissent en lui, et les « autres » qu'il n'a à connaître que parce qu'ils sont présents sur le territoire national, présents dans le champ de sa souveraineté nationale.
La présence au sein de la nation de « non-nationaux » (plus que des simples étrangers à la nation), trouble la ligne de frontière entre ce qui est national et ce qui ne l'est pas et, par là même, porte atteinte à l'intégrité, à la pureté ou à la perfection mythiques de l’ordre national.
Interroger l'État par le biais de l'immigration revient à «dénaturaliser» pour ainsi dire ce qu'on tient pour « naturel », à « re-historiciser » l'État ou ce qui dans l'État semble avoir été frappé d'amnésie historique, c'est-à-dire à rappeler les conditions sociales et historiques de sa genèse.

La neutralité politique exigée des résidents étrangers est assurément plus acceptée et plus facilement obtenue à condition qu'on la situe dans le registre de la politesse plutôt que dans la sphère du politique qui est pourtant son véritable territoire.
Tout se passe comme si l'immigré étant déjà en faute du seul fait de sa présence en terre d'immigration, toutes les autres fautes étaient comme doublées, aggravées en raison de cette faute première que serait l'immigration.
Enfreindre la loi, quand il s'agit d'un immigré, c'est enfreindre aussi cette autre loi non écrite qui impose la réserve, la neutralité (réelle ou feinte) qui sied à l'étranger.

Tantôt, il a à assumer comme immigré les stigmates qui, aux yeux de l'opinion, font l'immigré. Le stigmate engendre la révolte contre le stigmate, une des premières formes de cette révolte consiste en la revendication du stigmate, converti alors en emblème, cela jusqu'à l'institutionnalisation du groupe qui se donne ainsi le stigmate pour fondement.
Tantôt, au contraire, il se voue à la recherche de l'« assimilation» comme on dit, ce qui suppose tout un travail de présentation de soi, un travail portant sur le corps, sur l'apparence physique, sur les comportements extérieurs les plus chargés précisément d'attributs ou de significations symboliques, afin, d'une part, de faire disparaître tous les signes susceptibles de rappeler le stigmate et, d'autre part, d'afficher par mimétisme l'adoption des traits qui, par contraste, semblent être caractéristiques emblématiquement de ceux auxquels on voudrait s'assimiler.
Parfois, sans être exclusives l'une de l'autre, les deux stratégies ou, tout au moins, une partie de chacune d'entre elles se juxtapose simultanément, au risque de multiplier les contradictions.

Dans un cas, il lui faut accepter d'être nié, et par là même, de se disqualifier.
Dans l'autre cas, il faut accepter cette fois-ci le risque que comporte toute entreprise d'assimilation, c'est-à- dire toute conduite pensée, voulue et organisée explicitement et volontairement en vue d'un changement d'identité, le passage, croit-on, d'une identité dominée à l'identité dominante ; avec le risque de se renier soi- même et, corrélativement, de renier tous ceux d'entre ses semblables qui se refusent à ce choix, qui ne veulent pas ou ne peuvent pas agir ainsi, de sorte qu'ils se renient aussi. Aux yeux des uns, ceux dont on se sépare et dont on se désolidarise, cela approche de la trahison; aux yeux des autres, ceux qu'on rêve de rejoindre, qu'on ambitionne d'être, cela vaut incontestablement allégeance, mais reste tout de même quelque peu suspect de prétention et de calcul intéressé.

Les enfants des immigrés, sortes d'hybrides, ne partagent pas totalement les propriétés qui définissent idéalement l'immigré intégral, l'immigré accompli, conforme à la représentation qu'on s'en fait, ni entièrement les caractéristiques objectives et surtout subjectives des nationaux : ils sont des « immigrés » qui n'ont émigré de nulle part. Ce que, sans doute, on pardonne le moins à cette catégorie d'immigrés, c'est précisément d'attenter à la fonction et à la signification diacritiques de la séparation que la « pensée d'État » établit entre nationaux et non-nationaux.
De ce point de vue, c'est une transformation radicale qui s'est opérée dans l'immigration, et la suspicion qui continue à peser sur ces immigrés d'un genre nouveau est à la mesure des changements introduits par l'immigration des familles et par leur reproduction sur place. Et il faut alors revenir dans ces conditions nouvelles sur ce que peut être la « faute génétique ».

addict-skeazo
07 janvier 2019 à 17:47:41

Ya deja un topic sur le sujet, de toute façon j'ai arreté apres "chofa". Le reveil sera dur ça fait des années qu'on vous prévient mais c'est tellement plus facile de suivre l'ideologie dominante des bisounours fragiles, ou bien de faire la sourde oreille.

jejeninjaki__
07 janvier 2019 à 18:16:21

Au XXII on seras bien plus préoccupés par le réchauffement climatique que par le grand remplacement :hap:

le_litchi01
07 janvier 2019 à 20:47:43

Bah une "population métissée" ce sera nos descendants aussi selon toute logique.

dembele89
07 janvier 2019 à 23:53:54

Le 07 janvier 2019 à 20:47:43 le_litchi01 a écrit :
Bah une "population métissée" ce sera nos descendants aussi selon toute logique.

http://www.noelshack.com/2019-02-1-1546901595-my-ancestor-borgk-ddd-31738328.png

dembele89
08 janvier 2019 à 00:14:13

Le 07 janvier 2019 à 18:16:21 jejeninjaki__ a écrit :
Au XXII on seras bien plus préoccupés par le réchauffement climatique que par le grand remplacement :hap:

Penses-tu qu'une Europe tiers-mondisée et à plus faible QI moyen sera plus à même de trouver des solutions et aura autant de marges de manoeuvres financières ?

Environnement, culture et ethnie sont liés , chez l'homme comme chez dans le reste du monde animal et végétal :
https://www.20minutes.fr/planete/2262871-20180502-video-especes-invasives-france-commence-peu-peu-prendre-conscience-probleme

Nos régions, terroirs forment un écosystème biologique et culturel , le type de société qu'on a dépendra en grande partie de la population. Il est donc logique de protéger et l'environnement et la population qui y réside , encourager la libre-circulation des hommes qui mènera in fine à une standardisation des cultures mais déplorer celles de certaines espèces qui ont des conséquences négatives est contradictoire.

Le Grand remplacement , c'est aussi l'expression d'une idéologie en faveur d'une population en croissance ou au moins stagnante, surtout pas décroissante ( ce qui serait le cas sans immigration au vu des taux de fertilité < 2.06 enfants/femme soit le seuil de renouvellement des générations) qui nous somme d'accepter des dizaines de millions de migrants dans les décennies à venir pour " la croissance économique et sauver les retraites" , ce qui est aussi mauvais pour l'environnement.

taupe-garoute
08 janvier 2019 à 01:03:29

Je croyais que c'était un fantasme des chofas mais les médias semblent confirmer leurs théories, alors selon vous, c'est un fantasme ou une réalité ?

Un fantasme :ok:

Les média publient ce qui se vend. Si les gens veulent absolument acheter un fantasme, les média le leur vendront.

Appiodici_bis
08 janvier 2019 à 03:49:53

Le 08 janvier 2019 à 00:14:13 dembele89 a écrit :

Le 07 janvier 2019 à 18:16:21 jejeninjaki__ a écrit :
Au XXII on seras bien plus préoccupés par le réchauffement climatique que par le grand remplacement :hap:

Penses-tu qu'une Europe tiers-mondisée et à plus faible QI moyen sera plus à même de trouver des solutions et aura autant de marges de manoeuvres financières ?

? à faible QI ?

dembele89
08 janvier 2019 à 10:27:18

Les migrants ne viennent pas de Chine ou du Japon hein , sans compter les effets environnementaux à venir qui jouent aussi sur le QI moyen.

Ahh879476846
08 janvier 2019 à 11:04:38

Quand tu ne trouves pas de logement et que tu vois dans la rue qu'une certaine catégorie de population. Je pense que tu peux te dire que tu t'es fait remplacer.

taupe-garoute
08 janvier 2019 à 12:46:07

Quand tu ne trouves pas de logement et que tu vois dans la rue qu'une certaine catégorie de population. Je pense que tu peux te dire que tu t'es fait remplacer.

Développe.

Ahh879476846
08 janvier 2019 à 14:35:58

Ai-je réellement besoin ?

VictorVonMatou
08 janvier 2019 à 15:05:53

Fantasme, ou alors nous sommes 30 millions de basanés en France...

Immense-Regret
08 janvier 2019 à 15:25:05

Le 08 janvier 2019 à 15:05:53 VictorVonMatou a écrit :
Fantasme, ou alors nous sommes 30 millions de basanés en France...

le grand remplacement, c'est sur la longue durée, pas l'instant T.

taupe-secret0
08 janvier 2019 à 15:42:34

Ai-je réellement besoin ?

Oui :ok:

addict-skeazo
08 janvier 2019 à 18:35:59

Le 08 janvier 2019 à 14:35:58 Ahh879476846 a écrit :
Ai-je réellement besoin ?

Non t'as pas besoin tu as tout dit en une phrase, n'en deplaise aux fragiles.

Immense-Regret
08 janvier 2019 à 18:45:48

Le 08 janvier 2019 à 12:46:07 taupe-garoute a écrit :

Quand tu ne trouves pas de logement et que tu vois dans la rue qu'une certaine catégorie de population. Je pense que tu peux te dire que tu t'es fait remplacer.

Développe.

L'Etat est plus prompt à aider les étrangers, surtout venant du sud du Sahara, plutôt que sa propre population.

RogerRoblochon
08 janvier 2019 à 19:26:12

prenons l'exemple de la france

taux de fécondité moins de 2.4 enfants par femme (seuil de renouvellement) depuis 1972

début de l'immigration de remplacement en 1973 LE HASARD :noel:

depuis 1972 100% de l'augmentation de la population est du fait de l'immigration :ok:

pop en 1972 = 52 millions

pop en 2019 = 68 millions

conclusion : 16 millions de "français" sont des "remplaçants"' :ok: doit 33% de la population quasiment

:)

CHAT0N_BARBARE
08 janvier 2019 à 21:11:36

Le 08 janvier 2019 à 19:26:12 RogerRoblochon a écrit :
prenons l'exemple de la france

taux de fécondité moins de 2.4 enfants par femme (seuil de renouvellement) depuis 1972

début de l'immigration de remplacement en 1973 LE HASARD :noel:

depuis 1972 100% de l'augmentation de la population est du fait de l'immigration :ok:

pop en 1972 = 52 millions

pop en 2019 = 68 millions

conclusion : 16 millions de "français" sont des "remplaçants"' :ok: doit 33% de la population quasiment

:)

Quel génie !

Sauf que j'ai donné les vrais chiffres qui ressortent des institutions nationales de statistiques, les immigrés et descendants d'immigrés d'origine Africaine représentaient moins de 10% de la population française en 2015.

1
Sujet : Le grand remplacement : fantasme ou réalité ?
   Retour haut de page
Consulter la version web de cette page