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Sujet : Théorie de la volonté partagée universelle
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FaceEtPile
30 septembre 2022 à 18:13:27

Je prends l'analogie des cellules. Toutes les cellules du corps ont une forme singulière et différente mais pourtant cette forme est toujours l'expression d'un même noyau génétique qu'elles ont toutes en commun. On peut donc voir ça comme l'expression homogène d'une même forme conditionnelle, ce qui varie étant les conditions d'expression et non la forme.

Je pense qu'il en va de même des êtres animés. Tous expriment quelque chose de différent, un tel veut manger un pain au chocolat, un autre veut dormir, un autre veut assassiner son voisin, mais ma théorie c'est que toutes ces volontés en apparence différentes peuvent être vue comme l'expression homogène d'une même volonté universelle et conditionnelle.

Je m'oppose donc à la théorie moderne qui cherche l'universalité dans l'objectivité. C'est comme si on cherchait le point commun des cellules dans le liquide extra cellulaire. Au contraire ce que nous avons en commun c'est notre intériorité, dans notre subjectivité intérieure profonde. Cette volonté universelle, dans le fond, c'est l'amour de Dieu, c'est l'amour en tant que tel, c'est Dieu lui même.

FaceEtPile
30 septembre 2022 à 18:29:21

Néanmoins aussi tôt que cela est dit, il faut ajouter que nous percevons mal ce monde idéal dont j'ai parlé car nous ne vivons plus vraiment dedans. Ce que j'ai dit vaut pour ceux qui sont des blés mais pas pour ceux qui sont l'ivraie :

« Il leur proposa une autre parabole, et il dit : Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l'ivraie parmi le blé, et s'en alla. Lorsque l'herbe eut poussé et donné du fruit, l'ivraie parut aussi. Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire : Seigneur, n'as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ? Il leur répondit : C'est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent : Veux-tu que nous allions l'arracher ? Non, dit-il, de peur qu'en arrachant l'ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé. Laissez croître ensemble l'un et l'autre jusqu'à la moisson, et, à l'époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d'abord l'ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier. »

Il est des gens qui expriment une volonté qui n'en est pas une. Qu'est ce qu'exprimer une volonté ? C'est agir, c'est communiquer, c'est penser même. La volonté en elle même est quelque chose d'indicible. On pourrait dire que la volonté c'est le plaisir ou la souffrance, mais ni les individus ni même la science n'est capable de différencier ce que serait 1/ un plaisir authentique et intérieur de 2/ l'expression psycho-biologique d'un soit disant plaisir qui ne vient pas de ce noyau surnaturel universel que je postule, mais de l'ivraie en tant qu'elle aurait évolué pour être à la parfaite ressemblance psycho-biologique du blé.

Le psychopathe qui rit en tuant est la parfaite illustration de l'ivraie. En vérité son véritable but est moins de vous tuer que de vous convaincre qu'il éprouve une véritable joie, car dès lors il ne serait pas fautif mais au contraire en train d'accomplir un acte de la volonté divine universelle.

Il n'a pas besoin de vous tuer pour cela me direz vous. Mais c'est souvent le seul rôle qu'il est capable d'endosser pour être crédible, car quand la volonté universelle ne punit pas elle récompense, et comme il est sans cette volonté il ne peut rien créer et donc rien donner de crédible. Tout ça est inconscient chez le psychopathe de base, car le mal est le résultat d'une logique évolutive, contrairement au bien qui est l'expression de la volonté universelle (hors du temps en tant que telle, bien que dépendante du temps dans ses modalités d'expression) introduite dans ce topic.

thendoftimes
30 septembre 2022 à 18:31:19

Certes

FaceEtPile
30 septembre 2022 à 18:42:01

Certes

Tu ne sembles pas voir l'intérêt de ma façon de formuler les choses. Disons qu'il s'agit de mettre Dieu à la portée de la science et de l'homme moderne. Quelque chose d'inné en nous, qui n'aurait pas évolué, qui aurait une antériorité sur le génome même, et qui serait de nature à produire une rationalité et une corporéité sur un même modèle, c'est quelque chose qui n'est pas mesurable en soi mais dont on peut mesurer les conséquences. Ce n'est pas une preuve mais c'est une conjecture qui se veut formulée dans un langage compréhensible de tous, ou des meilleurs de tous a minima.

car le mal est le résultat d'une logique évolutive, contrairement au bien qui est l'expression de la volonté universelle

J'ajouterai que le changement de paradigme concernant l'origine de l'humanité, qui ne se pense plus comme conçue par Dieu mais comme façonnée par l'évolution naturelle témoigne en vérité d'un changement réel, le blé a été noyé dans l'ivraie, l'humanité est devenue mauvaise. Elle ne fait que prendre conscience de sa déchéance.

GabyZarreVI
30 septembre 2022 à 18:48:45

Mais alors, comment des personnes différentes peuvent interpréter les différences de comportement entre elles, et déterminer celles qui constituent la manifestation de la volonté partagée de celles qui sont destructrices ? En d'autres termes, comment est-il possible de faire cohabiter la spécialisation chez chaque individu et la conscience d'une oeuvre plus grande ? Un être spécialisé est-il capable de comprendre l'ensemble ? S'il était capable de comprendre l'ensemble, ne serait-il pas capable de faire l'ensemble ? Puisqu'il ne peut pas faire l'ensemble, cela ne signifie-t-il pas qu'il ne le comprend pas ? Et même s'il avait l'illusion de pouvoir le comprendre, étant imparfait, comment aurait-il la conviction absolue de comprendre l'ensemble et d'avoir la capacité de séparer le bon grain de l'ivraie ?

GabyZarreVI
30 septembre 2022 à 18:53:16

Et à l'intérieur de la personne même, qu'est-ce qui lui permet de différencier les comportements qui relèvent du bon grain des comportements qui relèvent de l'ivraie ? Quel est le critère ?

FaceEtPile
03 octobre 2022 à 14:08:55

En d'autres termes, comment est-il possible de faire cohabiter la spécialisation chez chaque individu et la conscience d'une oeuvre plus grande ? Un être spécialisé est-il capable de comprendre l'ensemble ?

Oui, car on est spécialisé que superficiellement, donc si on est conscient de son intériorité et de la connexion qu'elle entretient avec son extériorité, on peut encore la voir en soi et la deviner chez les autres. Je ne suis pas sûr d'ailleurs qu'on a besoin de la voir chez l'autre pour comprendre qu'elle est universelle, car l'intériorité se donne comme universelle, la comprendre chez l'autre n'est que une confirmation.

Le 30 septembre 2022 à 18:53:16 :
Et à l'intérieur de la personne même, qu'est-ce qui lui permet de différencier les comportements qui relèvent du bon grain des comportements qui relèvent de l'ivraie ? Quel est le critère ?

J'ai longuement réfléchi à ta question. Pour mesurer il faut une référence. La seule référence qui est commune à tous c'est celle de l'origine première. Il faut donc se demander si les mécanismes qui sont à l’origine d'un comportement :
- Ou bien se sont créés dans la continuité de notre origine. Dans la continuité de celui que nous étions intérieurement tout petit.
- Ou bien se sont créés contre celui que nous étions intérieurement tout petit, contre notre origine.

Ainsi l'apparition récente d'un nouvel âge de la vie, l'adolescence, est un signe de plus de la déchéance humaine. Avant on devenait adulte dans la continuité de celui qu'on était enfant, on était un enfant qui a grandi. Maintenant on devient un adulte dans la continuité de celui qu'on était adolescent, c'est à dire contre ses parents, mais surtout contre celui qu'on était enfant.

Néanmoins. On ne peut tirer de certitudes de cette logique que dans la mesure où on a identifié son origine première. Et notamment, un monde qui est lui même en révolte contre son créateur ne peut être considéré comme notre origine première. Il faut donc faire preuve comme toujours de prudence et de radicalité dans son jugement.

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