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Philosophie

Sujet : Une analyse kantienne du bdsm
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[arashi]
Niveau 33
15 novembre 2023 à 15:57:19

Quelques réflexions philosophiques sur la domination et la soumission dans le bdsm. (le genre des agents de la domination et de la soumission sont écrits de mon point de vue (il y un dominant et une soumise), mais la domination n’est pas intrinsèquement masculine et la soumission, féminine).

La domination et la soumission, tels que l’entend la relation bdsm, participent de la jouissance des agents, mais seulement puisque le bdsm suspend et désactive les rapports de pouvoir et la moralité conventionnelle. Alors que la fessée des parents humilie, celle du dominant mène à l’extase. Alors que le dirty talk du patron effraie, les « Chienne », « Petite garce », « Sac à foutre » et autre « Pute, tu es vraiment à ton meilleur lorsque tu t’agenouilles avec ma queue entre les lèvres » enivrent. Alors que les coups de l’abuseur traumatisent, les claques au visage de la soumise par le maitre mènent à l’orgasme tandis qu’il la possède. La désactivation du caractère malsain des relations de pouvoir s’effectue donc dans la jeu bdsm dans le but de les conserver dans leur charge érotique. Le bdsm, et la sexualité en général, loin d’être naturels, sont constamment ce genre d’opération de désactivation.

Une relation bdsm bien comprise est une relation féministe.

Ce n’est qu’en tant que le dominant se soumet au désir de sa soumise, même lorsqu’il lui crache au visage, qu’il peut être dominant, et pas despote. Le dominant, en effet, n’est pas le maitre tout puissant, le métamaitre, il n’est que le maitre, car le dominant en réalité obéit aux désirs et aux limites de la soumise. En ce sens, le dominant est la chose ou le jouet sexuel de la soumise : il est l’objet matériel qui met en œuvre ses désirs, il est l’acteur qui produit la pièce imaginaire et jamais totalement énoncée par la soumise, il est celui qui transforme la soumise en beauté : corsages, tenues de cuir, shibari, douce musique des cris et gémissements que peu de chanteuses peuvent se vanter de réussir à pousser. Il est le maitre d’œuvre de la soumise et vise à la mener à son orgasme habituel, tout comme le professeur ne vise pas essentiellement sa propre élévation intellectuelle mais celle de ses étudiants. En devenant l’objet de la soumise, en perdant son statut de sujet, il gagne cependant quelque chose : il atteint au statut d’innocence de celui qui fait tout au nom d’un autre. Le danger des relations de pouvoir est en effet plus ou moins conscient chez tous les humains, et l’empathie parvient à atténuer les risques d’un ascendant hiérarchique. Le pouvoir est ainsi continuellement réprimé, ne serait-ce que parce que l’autre s’oppose et en souffre. Dans la relation bdsm cependant, la soumise consent préalablement à ce qui aura lieu, et donc le dominant peut se laisser aller, peut arrêter d’être réprimé par la moralité et le danger. En devenant objet de la soumise, comme un dildo animé, il perd la conscience de sujet et atteint l’innocence. La soumise, du même coup, atteint à la jouissance en se laissant aller aux désirs du dominant. Elle se laisse faire. Dans ce laisser-faire, elle se délaisse du contrôle, du stress de tout devoir considérer, tout contrôler. Au contraire, par ce consentement généralisé, le dominant développe la capacité d’acquérir une dose de contrôle. La soumise donc en se laissant aller profite, elle se fait faire la jouissance qu’elle n’ose pas mettre en œuvre, elle s’extrait de la moralité en n’étant pas l’agent empiriquement actif. Elle se fait faire ce qu’elle désire, mais n’étant pas le sujet empirique de ce qui lui arrive, elle atteint également à l’innocence. Cependant, en réalité, c’est la soumise qui tient les règles et les établie. En devenant l’objet sur lequel le dominant matérialise la coïncidence de leurs désirs, elle acquiert paradoxalement le méta-statut de dominante. « Diaboliques, en toute innocence ». Innocents, car objets empiriques pour les deux, innocents, car passifs empiriquement pour l’une et transcendantalement pour l’autre, jouissifs, car sujets empiriques pour l’un et transcendantalement pour l’autre, jouissifs, car actifs empiriquement pour l’un et transcendantalement pour l’autre.

Outrepasser le consentement, bien que ses limites relatives peuvent être explorées par le dominant, tout comme un professeur pourrait aller un peu plus loin que ne peuvent comprendre ses étudiants en restant à l’affut de leurs réactions, confine cependant le dominant à l’abus et à la barbarie. Autrement dit, rompre le désoeuvrement en cours en outrepassant le consentement donné remet en oeuvre le pouvoir, condition habituelle de nos vies.

Le dominant est donc dominant en tant qu’il est l’être actif empiriquement, il fait tout à la soumise et lui adjoint des tâches, il matérialise la coïncidence de leurs désirs; cependant il est l’objet passif de la soumise qui se sert de lui pour atteindre la jouissance et est donc son soumis transcendantal. À l’inverse, en tant qu’elle est l’objet du dominant qui lui fait la coïncidence de leurs désirs, la soumise est passive, cependant en tant qu’elle est la condition de possibilité de la désactivation des rapports de pouvoir puisque son consentement déclenche l’innocence du bdsm et qu’elle emploie comme objet sexuel le dominant, c’est en réalité elle qui domine la relation. Le dominant domine empiriquement mais est structurellement soumis, la soumise est soumise empiriquement mais est structurellement ou transcendalement dominante. Les relations bdsm « switch » fluidifie cette prise de contrôle et de soumission en donnant tant au dominant qu’à la soumise la possibilité de devenir le dominant soumis ou la soumise dominante.

2000Bornes
Niveau 25
15 novembre 2023 à 16:11:19

J'ai pas saisi le rapport avec Kant

[jsp]
Niveau 9
15 novembre 2023 à 19:45:37

Il veut dire que le BDSM est conforme à la formulation de l'impératif catégorique qui impose à l'agent rationnel "traite toujours l'humanité, en autrui comme en toi-même, jamais seulement comme un moyen mais toujours en même temps comme une fin".
Et ce qui est pertinent est de renverser la perspective apparente de la domination pour voir si ce ne sont pas ceux qui sont en recherche d'être dominés qui, le plus souvent, sont amenés à voir dans le dominant un simple moyen de leur jouissance.

Macroolatre
Niveau 9
15 novembre 2023 à 19:58:17

Veux-tu être ma petite soumise ? J'aime bien les petites chiennes avec des laisses.

https://www.noelshack.com/2023-46-3-1700074693-image.png

PIeinair
Niveau 47
15 novembre 2023 à 20:22:26

L'état du mec

"Une relation bdsm bien comprise est une relation féministe." :rire:

MissFlunch
Niveau 35
15 novembre 2023 à 20:33:05

Le 15 novembre 2023 à 19:58:17 :
Veux-tu être ma petite soumise ? J'aime bien les petites chiennes avec des laisses.

https://www.noelshack.com/2023-46-3-1700074693-image.png

Mdrr moi j'aime bien être soumise en tout cas ^^

onidana
Niveau 9
15 novembre 2023 à 22:07:54

Je te conseille la bd sm de Bernard andrieu pour parfaire ton analyse

onidana
Niveau 9
15 novembre 2023 à 22:09:06

Le 15 novembre 2023 à 20:33:05 :

Le 15 novembre 2023 à 19:58:17 :
Veux-tu être ma petite soumise ? J'aime bien les petites chiennes avec des laisses.

https://www.noelshack.com/2023-46-3-1700074693-image.png

Mdrr moi j'aime bien être soumise en tout cas ^^

C'est drôle de se répondre à soi même ^^

[arashi]
Niveau 33
16 novembre 2023 à 17:32:56

Le 15 novembre 2023 à 16:11:19 :
J'ai pas saisi le rapport avec Kant

C'est une analyse critique (transcendantale) d'une pratique humaine empirique (la domination et la soumission dans un cadre sexuel). Alors qu'une perspective strictement empirique risque de ne voir dans le bdsm qu'une reprise sur le plan sexuel des rapports de pouvoir hiérarchique, une analyse transcendantale révèle qu'au contraire, le bdsm bien compris est la coexistence dans l'égalité de la sexualité, car le dominant empirique n'est pas le dominant transcendantal : L'actif et dominant empirique est transcendantalement soumis à l'active et dominante, qui est passive empiriquement. En cela, les deux membres "tombent l'un dans l'autre" : ils co-incident.

[arashi]
Niveau 33
16 novembre 2023 à 17:34:29

Le 15 novembre 2023 à 19:58:17 :
Veux-tu être ma petite soumise ? J'aime bien les petites chiennes avec des laisses.

https://www.noelshack.com/2023-46-3-1700074693-image.png

Plait-il? Aurais-tu quelque chose à dire d'intéressant plutôt que d'être un creep qui fouille dans l'historique des autres?

J'oubliais que sans ton ia, ce n'est pas tellement possible...

PIeinair
Niveau 47
16 novembre 2023 à 17:35:39

On peut réutiliser tous ces jolis mots pour qualifier la domination dans un cadre non sexuel, et du coup toute ton analyse se résume finalement bien à "une reprise sur le plan sexuel des rapports de pouvoir hiérarchiques"

La seule différence que tu fais entre les deux une fois que t'as éliminé le superflu c'est que tu décides a priori que la hiérarchie hors sexe c'est méchant et dans le sexe c'est gentil, y'a pas d'argument concret de ce côté c'est juste ton présupposé.

La réponse de Macrolatre est appropriée, t'as juste les déviances de tes idées

[arashi]
Niveau 33
16 novembre 2023 à 17:36:13

Le 15 novembre 2023 à 20:22:26 :
L'état du mec

"Une relation bdsm bien comprise est une relation féministe." :rire:

Bien sûr. Une relation bdsm saine est, par définition, nécessairement féministe, en ceci qu'une relation bdsm saine est axée sur le consentement et l'égalité transcendantale des participants.

Je me doute bien que cette proposition t'est incompréhensible, car ta compréhension du féministe est profondément problématique.

[arashi]
Niveau 33
16 novembre 2023 à 17:36:44

Le 15 novembre 2023 à 22:07:54 :
Je te conseille la bd sm de Bernard andrieu pour parfaire ton analyse

J'en prends note :ok:

Peux-tu nous dire pourquoi?

[arashi]
Niveau 33
16 novembre 2023 à 17:39:03

Le 16 novembre 2023 à 17:35:39 :
On peut réutiliser tous ces jolis mots pour qualifier la domination dans un cadre non sexuel, et du coup toute ton analyse se résume finalement bien à "une reprise sur le plan sexuel des rapports de pouvoir hiérarchiques"

On pourrait, si les rapports de pouvoir hiérarchiques étaient basés sur le pur consentement, la possibilité de son retrait à tout moment sans le moindre effet négatif et la recherche de la jouissance et du développement des participants.

Je me doute que tu n'as jamais vraiment travaillé, alors je peux t'informer que le monde du travail ne correspond aucunement à ces conditions pour une coexistence horizontale des membres de la relation de pouvoir.

Édit : Je fais un edit, mais c'est juste pour m'assurer de "répondre" à tout. Je mets "répondre" entre guillemets, car il n'y a pas vraiment d'arguments de ta part, si ce n'est une autre profonde incompréhension.

PIeinair
Niveau 47
16 novembre 2023 à 17:39:26

Le 16 novembre 2023 à 17:36:13 :

Le 15 novembre 2023 à 20:22:26 :
L'état du mec

"Une relation bdsm bien comprise est une relation féministe." :rire:

Bien sûr. Une relation bdsm saine est, par définition, nécessairement féministe, en ceci qu'une relation bdsm saine est axée sur le consentement et l'égalité transcendantale des participants.

Oui ça me fait juste rire sur le plan psychologique, ça prétend ne pas aimer l'inégalité mais ça déraille sexuellement quand ça en manque

Je sais pertinemment que le désir de soumission est marié au féminisme, c'est pas un hasard si le mouvement a explosé en même temps que la littérature de soumise, il y a juste un rebond psychologique/physiologique contre des idées inopérantes

Je me doute bien que cette proposition t'est incompréhensible, car ta compréhension du féministe est profondément problématique.

Oui oui bien sûr, toute ta salade de mots peut s'appliquer à la hiérarchie hors sexe, donc ne rime à rien et retourne à son point de départ

On pourrait, si les rapports de pouvoir hiérarchiques étaient basés sur le pur consentement,

Ils le sont, le monde du travail ne repose pas sur l'esclavage, mais bien sur le consentement et la négociation, comme le sexe. Et si t'insistes pour expliquer que les relations consensuelles au travail sont en réalité secrètement de la domination qui cherche à se justifier, on peut encore une fois rebasculer l'analyse vers le sexe. Tant que t'as pas d'argument discriminant concret les deux se valent, et tu comptes sur ton lecteur pour zapper ce détail

la possibilité de son retrait à tout moment sans le moindre effet négatif et la recherche de la jouissance et du développement des participants.

Je me doute que tu n'as jamais vraiment travaillé, alors je peux t'informer que le monde du travail ne correspond aucunement à ces conditions pour une coexistence horizontale des membres de la relation de pouvoir.

Tu peux rien informer à personne, t'es un fils à papa gauchiste qui rampe tellement dans le luxe et la luxure qu'il en devient mentalement aliéné. Le monde du travail je l'ai vu et ça n'a rien à voir avec les délires marxisants coincés des siècles en arrière.

[arashi]
Niveau 33
16 novembre 2023 à 17:47:32

Je réponds quand même à "l'argument" pour ceux qui me liront de bonne foi :

Comme je le disais, si la relation de hiérarchique/domination dans le cadre du bdsm est saine vis-à-vis de la relation hiérarchique/de domination dans le monde du travail, par exemple, c'est qu'elle est 1) fondée sur le consentement généralisé (lorsque le ou la dominante étrangle sa partenaire, c'est car sa partenaire l'a demandé hors du cadre du jeu), 2) que ce consentement peut être retiré à tout moment et que ce retrait est codifié (safe words), 3) que ce retrait n'entraine aucune conséquence négative, 4) que la relation de domination vise la jouissance des participants et 5) que la relation de domination est fluide : la fluidité de la domination empirique fait partie du jeu.

En bref, dans la relation de domination, le ou la soumise se fait faire par un autre, un objet sexuel autonome, ce qu'il ou elle désire, car cela l'amène vers la jouissance en subvertissant des pratiques pour en conserver le potentiel érotique.

Toute relation bdsm est plus égalitaire que n'importe quel missionnaire ou amazone.

PIeinair
Niveau 47
16 novembre 2023 à 17:52:35

1) fondée sur le consentement généralisé (lorsque le ou la dominante étrangle sa partenaire, c'est car sa partenaire l'a demandé hors du cadre du jeu)

Qui étrangle qui contre son consentement au travail ?

Bizarre pour quelqu'un qui me parle d'avoir connu le domaine de se monter des fantasmes dans lequel il se fait enculer de force par son boss avec asphyxie à l'appui.

2) que ce consentement peut être retiré à tout moment et que ce retrait est codifié (safe words)

Qui est interdit de démissionner au travail ?

3) que ce retrait n'entraine aucune conséquence négative

Affirmation gratuite, rien n'indique que le retrait n'entraîne aucune conséquence négative, ça entraîne certainement une sacrée gêne mentale, des possibles reproches et révèle une certaine dyssynchronie. Et si tu dis "ah non mais en fait dans un monde idéal où tout le monde est toujours d'accord", et dans ce cas-là c'est encore une fois pareil au taff, en fait t'as juste un biais qui t'empêche d'appliquer ta propre logique partout où elle s'applique.

4) que la relation de domination vise la jouissance des participants

Tout comme la relation hiérarchique vise à l'enrichissement des participants

5) que la relation de domination est fluide : la fluidité de la domination empirique fait partie du jeu.

Non, elle n'est fluide que dans le cas où les deux ont intérêt à ce qu'elle le soit, exactement comme dans le monde du travail dans lequel les positions sont malléables

PIeinair
Niveau 47
16 novembre 2023 à 17:52:55

Toute relation bdsm est plus égalitaire que n'importe quel missionnaire ou amazone.

Fais-toi soigner

MaleBetaSerein
Niveau 4
16 novembre 2023 à 17:53:37

Après une lecture transcendantale analytique du texte, j'ai été empiriquement ennuyé et je pense que c'est du bullshit complet dy accoler le nom de Kant simplement parcequon fait mumuse avec son vocabulaire.

[arashi]
Niveau 33
16 novembre 2023 à 18:03:09

Le 16 novembre 2023 à 17:39:26 :

Le 16 novembre 2023 à 17:36:13 :

Le 15 novembre 2023 à 20:22:26 :
L'état du mec

"Une relation bdsm bien comprise est une relation féministe." :rire:

Bien sûr. Une relation bdsm saine est, par définition, nécessairement féministe, en ceci qu'une relation bdsm saine est axée sur le consentement et l'égalité transcendantale des participants.

Oui ça me fait juste rire sur le plan psychologique, ça prétend ne pas aimer l'inégalité mais ça déraille sexuellement quand ça en manque

Je sais pertinemment que le désir de soumission est marié au féminisme, c'est pas un hasard si le mouvement a explosé en même temps que la littérature de soumise, il y a juste un rebond psychologique/physiologique contre des idées inopérantes

Je me doute bien que cette proposition t'est incompréhensible, car ta compréhension du féministe est profondément problématique.

Oui oui bien sûr, toute ta salade de mots peut s'appliquer à la hiérarchie hors sexe, donc ne rime à rien et retourne à son point de départ

On pourrait, si les rapports de pouvoir hiérarchiques étaient basés sur le pur consentement,

Ils le sont, le monde du travail ne repose pas sur l'esclavage, mais bien sur le consentement et la négociation, comme le sexe. Et si t'insistes pour expliquer que les relations consensuelles au travail sont en réalité secrètement de la domination qui cherche à se justifier, on peut encore une fois rebasculer l'analyse vers le sexe. Tant que t'as pas d'argument discriminant concret les deux se valent, et tu comptes sur ton lecteur pour zapper ce détail

la possibilité de son retrait à tout moment sans le moindre effet négatif et la recherche de la jouissance et du développement des participants.

Je me doute que tu n'as jamais vraiment travaillé, alors je peux t'informer que le monde du travail ne correspond aucunement à ces conditions pour une coexistence horizontale des membres de la relation de pouvoir.

Tu peux rien informer à personne, t'es un fils à papa gauchiste qui rampe tellement dans le luxe et la luxure qu'il en devient mentalement aliéné. Le monde du travail je l'ai vu et ça n'a rien à voir avec les délires marxisants coincés des siècles en arrière.

Tu devrais arrêter de te limiter au plan empirique, cela t'amène à des contresens ridicules.

Comment pourrait-elle être soumise transcendantale alors que c'est elle, ou lui, qui commandite l'acte?

Je ne reviens pas sur l'idée idiote que le bdsm et le monde du travail hiérarchique obéirait aux mêmes règles, ni sur l'idée encore plus idiote (sophisme de l'alternative) que puisque le monde du travail moderne n'est pas esclavagiste, alors il est aussi libre que les relations bdsm.

Voyons Veylix, nous savons tous les deux que tu passes l'intégralité de tes journées sur jv.com. Qui penses-tu tromper? Tu peux tenter de te tromper, mais tout le monde sait que tu es un nolife qui ne fait rien de ses journées. Nous savons tellement que c'est vrai qu'au lieu de me dire "Je travaille depuis X, je fais y", tu as préféré m'attaquer.

Si ça peut te rassurer, mon père est charpentier-menuisier et ma mère, préposée aux bénéficiaires au service de l'accouchement. Contrairement à toi, je travaille depuis mes 16 ans.

Enfin, pourquoi commentes-tu quelque chose que tu n'as jamais expérimenté? Autant pour le comparer au monde du travail, que tu n'as jamais touché, que le bdsm, alors que tu es sans doute vierge et n'as dû rien essayé de bien fameux outre le sacro saint missionnaire...

J'achève en disant que la question des causes du désir de certaines femmes de se faire dominer sexuellement alors qu'elles sont "dominantes" socialement dépasse le cadre de ce topic. Il n'y a sans doute pas et il n'y aura sans doute jamais de réponse finale à cette question. Cependant, entre la domination passive qu'ont vécu les femmes au niveau sexuel et la domination qu'elles recherchent activement, il y a un monde, où le consentement fait irruption et dérange cette stabilité. De plus, est-il absurde d'avancer la thèse le bdsm est la tentative de désoeuvrer la domination sociale qu'ont vécu les femmes de sa charge hiérarchique pour n'en conserver que le potentiel érotique? Les humains font constamment ce genre de choses : le mot en N, le mot queer, le shibari, etc. Enfin, si le désir de soumission des femmes peut avoir des causes biologiques, cela néglige totalement que toutes les femmes ne l'ont pas (pourquoi? Que je sache, je ne peux pas m'empêcher de bander....), que beaucoup d'hommes ont des désirs de soumission également, que si la soumission était un désir féminin biologique, on ne voit pas trop pourquoi elles auraient voulu s'émanciper socialement.

Enfin, ça me fait doucement rire qu'on parle de mes déviances, alors que tu souhaites inscrire la soumission des femmes dans leur adn même. Dès lors, comment toutes les traiter sexuellement?

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Sujet : Une analyse kantienne du bdsm
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